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L’agriculture hors sol ou micro jardin

En réponse au boom immobilier qui a fini de s’approprier la majorité des terres de la capitale et de certaines grandes villes du pays, les agriculteurs ont trouvé dans la culture hors sol ou micro jardinage, une alternative pour vivre de leur métier.

Partagez cette page Publié le 4 août 2017 | 0 commentaire

Une solution pour les agriculteurs des villes
A la base, le micro jardin est une petite unité maraichère que l’on peut installer soit au niveau des terrasses ou des cours dans les maisons. Aujourd’hui, l’appellation est un peu supplantée par la dénomination de culture hors sol pour ceux qui désirent une production plus intense. L’Etat du Sénégal a initié un programme de micro jardin dirigés par le service de l’horticulture, pour répondre à la demande des maraichers que le manque de terre handicapait dans leur travail. C’est pourquoi, le service de l’horticulture, grâce à son programme de micro jardin dirigé par Mr Diop, est chargé de donner des formations aux cibles dans les villes et en campagne.

Les matériaux pour la culture hors sol
L’agriculture hors sol est un système de production économique que tout le monde peut utiliser pour avoir des produits maraichers. Pour démarrer son micro jardin, il est indispensable de se munir de quelques matériaux.
Pour commencer, il faut une ou plusieurs tables faites à partir de palettes de bois (matériau de récupération), une toile pour retenir l’eau d’arrosage, des déchets de cultures qu’il faut valoriser et qui vont constituer le lit de culture (coques d’arachides, balles de riz).
Pour ceux qui veulent faire de la production génératrice de revenus, le format bacs par terre (10 m carré par bac) est le meilleur moyen. Il faut disposer d’espace au sol qui seront revêtus de toiles et entouré de briques. La production est maximisée dans ce système.

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salade de micro jardin/ Sénégal

Les produits favorables du micro jardinage
Les maraichers se donnent à cœur joie avec ce nouveau système de production qui leur fait gagner en place. Effectivement il est possible de cultiver les légumes frais dont raffolent les ménages au Sénégal. Laitues, tomates, concombres, poivrons, piments, persil, menthe, etc.
Le micro jardinage, est passé du jardinage de maison, à la culture apporteuse de revenus. C’est pourquoi de plus en plus de GIE et de maraichers utilisent ce système pour inonder les marchés de légumes frais chaque matin. Le top des produits qui rapportent de l’argent quotidiennement est la menthe, la laitue, l’oignon vert et le persil qui font partie du quotidien de la ménagère.

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lit pour micro jardin semi bio/ Sénégal

Les atouts
Avec l’événement des produits biologiques, le micro jardinage se positionnes comme une réponse aux prières de ceux qui adoptent le bio aujourd’hui. Des produits dont la fraicheur reste intacte plusieurs jours de suite, au contraire des produits issus du jardinage classique, car le micro jardinage est adepte de la culture sans pesticides. Ici, seuls les produits naturels sont utilisés pour la protection des légumes, mélangés à de l’engrais soluble pour le lit de culture.

Un des atouts du micro jardinage est un gain de temps dans la production de légume qui s’avère plus long dans la culture classique. En 40 jours, il est possible d’avoir une production de laitue qui aurait pris plus de temps dans la culture classique. Les radis se récoltent en 2 semaines, pendant que la tomate ne prend que 2 mois pour être prête à la consommation.

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micro jardin /Sénégal

Les produits du micro jardinage au Sénégal, une culture sémi bio

Il reste encore un peu de chemin à faire pour que le maraichage sénégalais s’aligne aux normes bios de la planète. Ce système couteux n’est pas encore à la portée de l’agriculteur sénégalais moyen qui s’essaye néanmoins à faire du semi bio. Jusqu’ici, seuls les engrais de synthèse sont utilisés par la majorité des producteurs qui veulent se rapprocher du bio.

Pour palier à cela, l’Etat du Sénégal est en train de penser aux moyens qui permettraient à ceux qui le désirent de se lancer dans le bio sans se ruiner. L’adoption du fumier à la place d’engrais solubles est une des priorités de l’heure pour le service d’horticulture. Ce fumier mélangé aux coques d’arachides et balles de riz fera un lit de culture bio pour la production.
Cependant, il faut se rendre à l’évidence ! Cette forme d’agriculture est encore très loin d’être rentable pour ceux qui voudraient se lancer dans une production à grande échelle.

Eva Rassoul

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