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Exploitation du typha : un envahissant allié environnemental

Les massettes ou Typha sont des plantes monocotylédones, également appelées quenouilles, typiques des bords des eaux calmes, des fossés, des lacs, des marais et plus généralement dans les milieux humides, qui poussent en colonies denses. Une plante envahissante qui peut être valorisée.

Partagez cette page Publié le 13 avril 2017 | 0 commentaire

Considérée comme une plante « envahissante », le typha est devenu une alternative au Sénégal, pour lutter contre les problèmes énergétiques. Poussant à foison, c’est une manne de 5 000 tonnes de matières fraîches par an dont dispose le pays et qui constitue un potentiel de développement inestimable s’il est valorisé. Le typha pousse surtout au niveau du fleuve Sénégal, le Lac de Guiers et Dakar. Le typha est une plante qui se régénère très vite (moins de dix jours) après la coupe. C’est donc une matière première qui ne manque pas si on en a besoin.

Le Typha dans le BTP (clôture, briques, isolant thermique)

Pour pallier aux insuffisances énergétiques et baisser la consommation d’électricité, le typha peut être un excellent moyen alternatif. Pendant les périodes de grosses chaleurs, les consommations en énergie doublent et parfois même triplent dans les foyers. C’est pourquoi des ingénieurs ont pensé utiliser cette plante comme matériau d’isolation thermique dans la construction de bâtiments bioclimatiques comme cela se fait déjà dans les pays développés. Ces nouvelles constructions rafraichissent l’intérieur des habitations et évitent ainsi l’utilisation excessive de ventilateurs et climatiseurs. L’isolant thermique avec du typha ne coutera presque rien, vu que la matière première foisonne.

Des briques faites avec du typha ? C’est une réalité aujourd’hui au Sénégal. Au centre de transformation de Diamniadio, on peut déjà observer des prototypes d’habitat avec des briques de typha. Mélangé à de l’argile ou à du ciment, la brique de typha a tout d’écologique. Elle est solide, elle s’adapte aux changements climatiques (maisons plus fraîche en temps de chaleur, et chauffé par température froides).

Dans certains villages, les habitants utilisent le typha pour faire des nattes qui serviront de clôtures pour les concessions. Mais on peut aussi se servir du typha pour faire des toitures de cases.

Des ingénieurs du centre de formation de Diamniadio croient dur comme fer à cette nouvelle avancé pour le secteur du bâtiment. Dans un futur proche, une nouvelle sorte d’habitat plus économique et écologique fera le jour.

Valorisation du typha en charbon

Le typha peut aussi être utilisé comme une alternative énergétique pour les ménages ruraux. Avec la lutte contre la déforestation, le typha est transformé en charbon dans les cuisines. Au Nord du Sénégal, une ONG travaille avec les populations pour réduire l’emprise de cette plante, en l’utilisant pour fournir une source d’énergie alternative au charbon de bois issu des forêts. Une énergie verte qui coûte moins cher que le charbon de bois, produit moins de fumée et surtout dure plus longtemps.

Contact :
PNEEB (Programme national de réduction des émissions GES à travers l’efficacité énergétique dans le secteur du bâtiment)
Rue Jean Jaurès, 3e étage Immeuble Kébé
33 821 84 69/ Fax : 33 821 84 67
www.pneebtypha.org

Eva Rassoul

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