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Agriculture biologique : comment labelliser les produits sénégalais ?

L’agriculture biologique a le vent en poupe. Devant la demande croissante, les agriculteurs sénégalais s’y essayent de plus en plus. Produire, c’est bien, mais encore faut-il que sa culture soit reconnue par un organisme agréé avant de pouvoir être commercialisée.

Partagez cette page Publié le 9 février 2017 | 0 commentaire

Plusieurs organismes de contrôle peuvent certifier de la qualité biologique des produits sénégalais, donnant un ticket pour l’exportation. Mais ils sont tous européens [1] et le prix est donc très élevé car un auditeur doit venir sur place.

Pour permettre aux petits paysans de se lancer dans la culture bio et surtout d’en vivre, un système de certification par système participatif est en train d’être mis en place par des organismes d’appui, le Sénégal ne disposant pas encore d’une certification nationale. Monsieur Diop, président de la Fédération nationale pour l’agriculture biologique (FENAB) explique : « Nous nous activons dans le bio depuis des années maintenant. Mais par manque de certification, notre travail n’est pas connu des consommateurs. Avec ce projet de certification unique, nous espérons satisfaire la demande en produits bio des Sénégalais ».

Certification de confiance…par le système participatif de garantie

Enda-Pronat, Agrécol AFRIQUE, Green Sénégal, ASPAB, GIT et CEAS assurent la certification aux agriculteurs qui s’activent dans le bio regroupés sous le nom de FENAB (Fédération nationale pour l’agriculture biologique). Cette fédération compte dix-huit organisations de producteurs qui font la culture biologique de produits maraichers, céréales et agrumes. Une certification cependant qui ne dépasse pas le cadre national et n’est pas reconnue par l’État, encore moins par les marchés internationaux (Union européenne, États-Unis, Japon, etc.).

Cette forme de certification est basée sur le respect d’un cahier de charges. Elle sert de garantie tant que l’agriculteur qu’elle encadre respecte les consignes d’une culture effectivement bio. Même si cette garantie (certification) est réelle, il n’en reste pas moins qu’elle n’est pas suffisante pour convaincre le consommateur. Manque de visibilité, absence d’un label unique (plusieurs noms sont utilisés pour désigner le même produit selon l’organisation d’appui) freinent l’éclosion de la culture bio de ces paysans.

« Différents organismes d’appui certifie les producteurs, ça suscite un peu la méfiance et déroute les consommateurs. C’est pourquoi nous avons décidé de nous mettre tous ensemble sous un label unique », indique monsieur Diop.

Vers un label « Bio Sénégal »

Pour donner plus de crédibilité à cette forme de certification, il a été décidé de fédérer les organisations qui s’activent dans la bio en un seul label qui s’appellera « Bio Sénégal  » et réunira producteurs, commerçants intermédiaires, détaillants, grossistes, consommateurs, notamment de fruits et légumes. Pour sa mise en place, seront impliqués les ONG du secteur agricole biologique, les services techniques et instituts de recherche. Ainsi, les produits seront désormais traçables et peuvent être remontés jusqu’aux producteurs.

La mise en place du système participatif de garantie permettra :

  • un contrôle de qualité des produits biologiques ,
  • une participation des consommateurs et des autres acteurs au processus de certification,
  • une meilleure promotion et commercialisation des produits biologiques au sein des consommateurs par une meilleure visibilité des produits biologiques certifiés avec un label unique « Bio Sénégal »,
  • la commercialisation du produit bio à juste prix.

Le bio sénégalais (ceux sous contrôle de ces six organismes d’appui) n’est donc destiné qu’à la consommation locale pour le moment. En attendant que l’État se décide à mettre en place une certification nationale qui permettra une meilleure valorisation des produits sénégalais, sans que cela ne se fasse à un prix prohibitif pour les producteurs.

PDF - 2.2 Mo
L’agriculture biologique au Sénégal, état des lieux et potentiel d’investissement, BIT, 2013

Liens utiles

Les organismes de certification qui travaillent au Sénégal

http://fenab.org/
http://www.ecocert.com
http://www.certisys.eu
http://www.icea.info
http://www.tuv-nord.com/be/fr/index.htm
http://www.globalgap.org

Les organismes d’appui à l’obtention de la certification
www.intracen.org
www.asepex.sn
www.pip.coleacp.org

Les bureaux d’étude spécialisés sur la certification

www.bioscope-sn.com
http://www.epe.sn

Quelques distributeurs de fruits et légumes biologiques

http://natureandmore.com
http://www.eosta.com
http://www.pronatura.com

Le salon international de l’agriculture biologique

http://www.biofach.de

Les structures d’appui pour l’obtention de crédits

www.rootcapital.org
http://www.etimos.it
http://www.rabobank.com

ONG

www.pan-afrique.org
www.endapronat.org
www.agrecol-afrique.net
www.aspab.interconnection.org
www.sahelpeopleservice.com/?page_id=1026
www.jardins-afrique.com
www.actsol.org
• fr.veco-ngo.org/
www.acra.it
www.villagepilote.org

Source : BIT.


Voir en ligne : http://fenab.org/

Eva Rassoul.


[1Certysis (Belgique), Ecocert (France), ICEA (Italie), Tüv Nord (Belgique), Biosuisse (Suisse) ou encore BCS (Allemagne)

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